Oui, les accidents de la route entraînent
le transport des blessés, des dépenses médicales
pour les soigner, la réparation des véhicules...
toutes productions qui augmentent le PIB. |
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Non ! réfléchissez encore ! |
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C'est écrit dans le texte, mais pourquoi
la crise serait-elle de retour ? |
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Vous avez tort, une crise économique
se définit par une baisse de la production. |
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Vous avez raison, une crise économique
se définit par une baisse de la production, mesurée
par le PIB. |
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Vous avez tort, relisez le texte. |
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Vous avez raison, les effets
de la pollution sont néfastes pour la santé
humaine; or, plus il y a de pollution, plus les dépenses
de santé augmentent et donc le PIB. Cela ne paraît
pas logique à l'auteur. |
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Vous avez tort, ce que critique l'auteur, c'est
le fait que le PIB progresse avec une augmentation des maladies
ou des destructions de l'environnement : le PIB est un bon
indicateur de la production marchande, mais il mesure mal
le bien-être des populations.
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Vous avez tort, personne ne dit que le
PIB mesure la richesse d'un pays (richesse = patrimoine).
Le PIB est un indicateur de la production, de la richesse
nouvelle créée pendant un an. |
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Vous avez raison,
pour l'auteur, seule la production qui augmente le bien-être
de la population et maintient les ressources pour la production
future (conditions humaines et environnementales) devrait
être comptabilisée. |
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Plus de destructions = Plus de PIB
Les 120 milliards de coûts directs des accidents de la route (qui
en génèrent le triple en coûts indirects), pour ne
prendre que ce seul exemple, contribuent à la croissance de notre
produit intérieur brut. A supposer que nous n'ayons aucun accident
matériel ou corporel, ni morts ni blessés sur les routes
de France l'année prochaine, notre PIB baisserait de manière
significative, la France perdrait une ou plusieurs places dans le classement
des puissances économiques et l'on verrait nombre d' économistes
nous annoncer d'un ton grave que la crise est de retour. Et la situation
serait pire si disparaissait également de ces étonnantes
additions une part des 170 milliards induits par les effets sur la santé
de la pollution atmosphérique, les dizaines de milliards que vont
coûter la destruction des farines animales, les quelques cent milliards
qu'ont généré les destructions de la tempête
de l'hiver dernier [2001] et d'une manière générale
toutes les destructions sanitaires, sociales ou environnementales qui
ont cette vertu de se changer en or par l'alchimie singulière de
nos systèmes de comptabilité.
Source : Rapport
d'étape de la mission "les nouveaux facteurs de la richesse"
- Janvier 2002 - Patrick VIVERET
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