Le
niveau de vie est la quantité de biens et services
dont dispose un individu ou une famille, que ces biens et
services soient achetés ou soient à disposition
gratuitement. |
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L'unité
de consommation permet de tenir compte du nombre de personnes
vivant dans le ménage. Le premier adulte compte pour
une unité de consommation, les autres pour 0,5 : une
partie des dépenses sont communes. Un enfant (de moins
de 15 ans) compte pour 0,3 unités. |
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Non : la dernière
phrase indique que le seuil de pauvreté est, en France
comme dans les autres pays européens un seuil relatif.
Ce seuil augmente avec le niveau général de
la population. On est pauvre par rapport aux autres.
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OUI: la dernière
phrase indique que le seuil de pauvreté est, en France
comme dans les autres pays européens un seuil relatif.
Ce seuil augmente avec le niveau général de
la population. On est pauvre par rapport aux autres.
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Non, il n'est
pas classé dans les pauvres : il compte pour 1,3
unités de consommation, soit un revenu par u.c. de
:
5000 / 1,3 = 3846 F supérieur au seuil de pauvreté
de 3500F.
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OUI : la famille
fait partie de pauvres : 2 parents comptent pour 1,5 unités
de consommation, 4 enfant pour 0,3 x 4 = 1,2; soit au total
2,7 unités de consommation. Le revenu par u.c. est
=
8000 / 2,7 = 2962F soit moins que 3500F.
On peut être pauvre tout en travaillant.
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Oui, il est
classé dans les pauvres : son revenu annuel est de
: ( 5000 x 6) + (2000 x2) = 38000F, soit par mois 38000/12
= 3166F moins que les 3500F du seuil de pauvreté
.
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La pauvreté
est définie par "la réaction sociale
à une situation définie" (on retrouve
là la sociologie "individualiste" : ce
sont les comportements des hommes en société
qui la crée). Un pauvre est un assisté, ce
qui implique un regard, un comportement des autres par rapport
à lui, et une intériorisation du sentiment
d'être pauvre. L'idée de Simmel s'appuie sur
le fait que les aides aux pauvres créent un sentiment
d'infériorité chez ceux qui les reçoivent
, et un sentiment de différence chez ceux qui ont
le pouvoir de les donner.
Mais on peut aussi critiquer ce point de vue : si une société
n'organise pas d'aides aux pauvres, ne se sentent-ils pas
pauvres ?
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Non : La pauvreté
ne se définit pas seulement par le manque de revenus
pour G. Simmel.
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Vous avez raison,
pour Simmel la pauvreté ne se définit
pas par le manque de revenus.
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Le
niveau de vie médian est celui qui partage la
population en deux parties égales : la moitié
des individus a un niveau de vie supérieur à
ce niveau médian, l'autre moitié un niveau supérieur.
(le niveau de vie peut être calculé pour les
individus ou pour les familles) |
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La
pauvreté vue par un pauvre
Avant
le RMI
"Vivre sans argent, c'est dur ?", répète-t-il
plusieurs fois, hochant la tête, les yeux plongés
dans ses souvenirs, avant d'expliquer : "On dormait dans
la rue, on faisait la manche, mais ce n'était pas suffisant
pour vivre. J'étais quand même propre. On allait
aux douches une fois par semaine." Puis, après un
nouveau silence, il reprend : "Quand on est dans la rue,
on n'est pas bien, on est mal vu par les gens, on n'a plus personne.
On est nul, incapable. On est foutu." Lui, pourtant, s'en
est sorti. Il le croit, en tout cas. Contrairement à
la plupart de ceux qu'il connaissait alors. "Quatre personnes
sont mortes, très jeunes, entre 29 et 35 ans," reprend-il.
"à cause de l'alcool. Je buvais aussi, pour oublier.
Je buvais, mais moins qu'eux. Je n'ai jamais été
alcoolique." Et de souligner, bravache : "La preuve,
je suis toujours vivant."
Depuis le RMI
André a décidé un jour qu'il ne coucherait
plus dehors. C'est ainsi qu'il a fait sa demande de RMI. Depuis,
il vit dans une chambre d'hôtel qui lui coûte 274
euros par mois, dans « un coin dangereux » de Paris,
comme il définit le quartier Château-Rouge, dans
le XVIIIe arrondissement.
Cinq euros en tout et pour tout. C'est avec cette somme qu'André
s'efforce de vivre chaque jour.
Le jeudi, c'est le jour où la paroisse reçoit
des victuailles, pour les distribuer ensuite, par colis, aux
plus démunis qui passent. André vient les aider
à décharger le camion ou la voiture. Un rendez-vous
qu'il ne manque jamais, sûrement parce qu'il rythme sa
semaine. Sinon, le reste du temps, André le passe à
regarder la télévision le soir, et à se
promener la journée, dans les rues parisiennes, sur des
kilomètres et des kilomètres, droit devant lui.
« Il ne faut jamais reculer, toujours avancer dans la
vie », explique-t-il, dans un demi-sourire, noirci par
la nicotine. « Par exemple, je ne pense jamais à
aujourd'hui. Toujours à demain. » Une obsession
qui le fait marcher, sûrement pour fuir ses pensées,
son passé. Sa femme et ses enfants, peut-être,
qu'il dit avoir eus. |
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